Introduction
Louer en courte durée (Airbnb) à Québec en 2026 exige de respecter le zonage municipal, l'enregistrement provincial CITQ et parfois les règles de copropriété. Voici ce qu'un propriétaire doit savoir avant de se lancer.
Louer en courte durée, ce n'est plus aussi simple qu'avant
Avec la hausse du taux d'inoccupation et l'attrait touristique de la Vieille Capitale, plusieurs propriétaires à Québec se demandent si la location courte durée (Airbnb, Vrbo, Booking) serait plus rentable que la location traditionnelle. La réponse courte : c'est possible, mais l'encadrement légal est devenu beaucoup plus strict, avec trois niveaux de règles qui s'empilent. Voici comment ça fonctionne réellement en 2026.
D'abord, une définition claire
Au Québec, on parle de location courte durée (ou hébergement touristique) pour tout séjour de 31 nuits consécutives ou moins contre paiement. Dès qu'un bail dépasse 31 nuits pour le même locataire, on tombe dans le régime résidentiel classique encadré par le TAL — les règles ci-dessous ne s'appliquent plus.
Les trois niveaux de règles à respecter
1. Le zonage municipal (Ville de Québec)
C'est l'étape la plus souvent ignorée, et pourtant la plus importante : la Ville de Québec a révisé son règlement sur l'hébergement touristique commercial en 2025. Si vous voulez louer un logement qui n'est pas votre résidence principale, vous devez d'abord obtenir un certificat d'autorisation confirmant que le zonage de l'adresse permet cet usage, avant même de faire votre demande d'enregistrement à la CITQ. Sans cet avis de conformité municipal, votre dossier provincial ne peut pas avancer.
2. L'enregistrement provincial (CITQ)
La Loi 67, en vigueur depuis septembre 2023, rend obligatoire l'enregistrement auprès de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ) pour toute location courte durée. Le numéro CITQ doit apparaître sur chaque annonce — les plateformes retirent maintenant automatiquement les annonces sans numéro valide. La taxe d'hébergement de 3,5 % doit également être perçue sur chaque nuitée.
3. La copropriété, s'il y a lieu
Si votre immeuble est en copropriété divise, le syndicat peut interdire la location courte durée par sa déclaration de copropriété — même si la ville et la province l'autorisent. C'est une vérification à faire avant tout achat pensé spécifiquement pour l'Airbnb.
Résidence principale ou pas : ça change tout
La distinction la plus importante dans le règlement actuel :
- Résidence principale : louer occasionnellement votre propre logement (une seule unité, une seule réservation à la fois, aucun repas servi) est généralement permis plus largement, sous réserve de l'enregistrement CITQ.
- Logement qui n'est pas votre résidence principale (immeuble à revenus, logement accessoire, résidence secondaire) : considéré comme une activité commerciale, permise uniquement dans les zones où le règlement de zonage l'autorise explicitement.
Pour un investisseur qui possède un immeuble à revenus à Québec, c'est presque toujours la deuxième catégorie qui s'applique — et donc la voie la plus encadrée.
Combien coûte le non-respect des règles ?
Les amendes provinciales en vertu de la Loi 67 débutent à 2 500 $ par jour d'infraction, et peuvent grimper significativement en cas de récidive. À cela s'ajoutent les sanctions municipales possibles pour non-conformité au zonage. Une opération sans les autorisations requises n'est donc pas un risque théorique — c'est une exposition financière réelle, en plus du retrait automatique de votre annonce par la plateforme.
Faut-il vraiment se lancer en courte durée ?
C'est une vraie question stratégique, pas seulement légale. La location courte durée demande beaucoup plus de gestion active (ménage, roulement, communication avec les voyageurs, entretien plus fréquent) que la location traditionnelle, et le rendement net réel est souvent surestimé une fois les coûts d'exploitation et de conformité pris en compte. Dans un marché locatif qui se rééquilibre en 2026, la stabilité d'un bon locataire à long terme reste souvent l'option la plus simple et la plus prévisible pour un propriétaire qui gère plusieurs unités.
Si vous hésitez entre courte et longue durée pour un immeuble en particulier, c'est le genre d'analyse qu'on fait avec nos clients avant de recommander une stratégie. Voir notre page gestion locative pour en savoir plus, ou notre page investisseurs pour explorer vos options.
En résumé
La location courte durée à Québec est encadrée par trois niveaux de règles cumulatifs — zonage municipal, enregistrement CITQ provincial, et parfois copropriété — avec des amendes qui débutent à 2 500 $ par jour en cas de non-conformité. Avant de convertir un logement en Airbnb, valider le zonage auprès de la Ville reste la toute première étape, pas une formalité secondaire.
Vous évaluez la location courte durée pour un immeuble à Québec ? Parlez-nous de votre projet — on peut vous aider à comparer les scénarios avant de vous engager.
Conclusion
Louer en courte durée à Québec exige trois autorisations empilées — zonage municipal, CITQ provincial, et parfois copropriété — avant la première réservation.
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